L'art-thérapie analytique, pour qui ?

Publié le par Béatrice Constantin-Mora Art-thérapeute analyste

Mon accompagnement concerne les personnes (enfants, ado, adultes, personnes âgées ou handicapées) :

  • Victimes de violences psychiques et/ou physiques.
  • Ayant subi des séparations et des ruptures précoces du lien d'attachement.
  • Porteuses d'un handicap.
  • Atteintes par une maladie invalidante.
  • En situation de difficulté scolaire (refus, troubles psychosomatiques...)
  • En situation de souffrance liée au travail.

 

Concernant les consultations avec les enfants, je demande aux parents (mère, père, seul(e) ou en couple), ou suppléant parental, de participer à certaines séances (seul(s) ou avec leur enfant), en fonction du déroulement de la thérapie.

Les propos tenus par l'enfant ou le parent sont confidentiels. Il n'en est pas fait état ni aux uns ni aux autres.

Cependant, quand un enfant va mal, il exprime souvent ce qu'il y a de symptomatique dans un environnement plus grand que lui et qui l'entoure, à savoir, sa famille, l'école... Afin de créer des conditions favorables pour l'enfant en thérapie, il est important qu'il sache qu'il n'est pas tenu pour responsable des troubles qu'il manifeste, et qu'il n'est pas à rééduquer parce qu'"il pose problème", mais qu'il est bien-là pour être entendu avant tout, sans crainte d'un jugement de valeur porté sur sa personne.

Dans la situation où un enfant va mal, je souhaite que nous (enfant, thérapeute, parents) soyons dans une forme de collaboration, de recherche, d'échanges. L'enfant expose ce qu'il y a de problématique dans sa vie mais il sait que son/ses parents ou suppléants parentaux le soutiennent et l'accompagnent concrètement.

L'objectif est que l'enfant puisse trouver un lieu où s'exprimer, se recréer de l'intérieur ET qu'ensuite parents et enfants puissent rétablir des relations apaisées, authentiques, compréhensives et tendres.

La responsabilité n'est pas "la faute". Il n'y a pas de "faute", mais un problème à dépasser. Et pour cela, j'ai besoin que l'adulte qui accompagne l'enfant dans sa vie accepte de se prêter au jeu.

Il en va de même pour les personnes qui accompagnent des personnes en situation d'invalidité, qui ne peuvent se déplacer seule(e)s et pourvoir à leur besoins primordiaux. L'accueil et l'écoute de "l'aidant" est aussi un gage d'apaisement et d'un accompagnement au changement de la personne qui vient consulter. L'art-thérapie entraîne des changements mais pour qu'ils soient durables, intégrés dans la vie quotidienne, l'aidant doit aussi pouvoir changer en même temps et pour lui-même.

 

 

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