Témoignage, écriture : "Coup de foudre un soir d'été à la campagne 4/4"

Publié le par Ateliers d'Art-thérapie analytique Béatrice Constantin-Mora

Témoignage, écriture : "Coup de foudre un soir d'été à la campagne 4/4"

Et la musique recommence. Tout en discutant, j'observe les regards curieux, interrogatifs étonnés, envieux peut-être.

Andrée (c'est son prénom) et moi avons dansé tout le reste de la soirée (4), échangé sur soi, sur son plat pays (elle est belge), sur le mannequin piss, la Dordogne, la préhistoire, les accents, les bêtes histoires belges qui sont les mêmes en France et en Belgique, le marché commun, les emplois qu'il permet à Bruxelles (5). Elle fait partie d'un groupe folklorique qui était ici dans le cadre d'un jumelage. Son père est pharmacien, elle compte travailler un jour dans des instances communautaires.

La rapidité du dialogue, son contenu, m'évoquent un livre que j'ai lu il y a longtemps "Daemon Seed" (la semence du démon), une histoire de science fiction. Un ordinateur intelligent communique avec les autres ordinateurs de la maison ; les premiers échanges sont lents mais le dialogue se poursuit, de plus en plus vite, de plus en plus riche, portant sur toutes les connaissances.

1 + 1 = 2, "il faut fermer les volets à 21h"

log(ab) = log(a) + log(b)

A la fin tous les deux savent les mêmes choses...

Andrée reste t' elle quelques jours en France ? Si oui nous pourrions faire un petit tour, par exemple, aller visiter la grotte de Lascaux... Le vent de folie m'a touché également.

Hélas tout a une fin. Elle était sur le départ. Un autobus belge attendait...

Échanger nos adresses ? Vu l'éloignement ce n'était pas très réaliste. Alors comme le dit la chanson, "elle est partie vers mon oubli". J'avais le cœur déchiré. Intellectuellement la communion avait été totale. Je ne pouvais plus réfléchir. J'aurais pu faire n'importe quoi. Je serais parti au bout du monde avec elle tellement "le courant passait". Dehors, il faisait frais. C'était la pleine lune. A deux heures du matin l'orchestre s'est arrêté. Je n'avait pas envie de rentrer. C'était moi qui avait "les phéromones au plafond !" Quelques unes ont du y rester accrochées...

Quand je repense à tout ça, je doute de la réalité. Est ce bien arrivé ? Moi qui ai des grosses difficultés pour écrire, j'ai écrit ce texte d'une seule traite, ce qui plaide en faveur de la réalité. D'un autre côté la maladie de Parkinson stimule l'activité artistique. je me surprends à aimer les mots, à jouer avec.

(5) La chanson du bonheur/, je te la chante, / et je sais que ton cœur/ La chante aussi/ Souviens-toi mon amour/ De ce jour merveilleux de septembre, / pour que naisse un roman/ simplement quelques mots ont suffi...

 

Page 1/4

Page 2/4

Page 3/4

Page 4/4 : vous y êtes.

N'hésitez pas à laisser vos commentaires, je les transmettrai à l'auteur de ce texte.

Commenter cet article